DEVDAS. SANJAY LEELA BANSALI

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DEVDAS. SANJAY LEELA BANSALI

Message  usdina le Mer 28 Sep - 20:32

Allezz ! Je me lance, j’assume, je fais mon « coming out » : Oui j’aime les Bollywoods ! Ouf, je ne crois pas que j’ai reçu de curry dans la figure. A partir de là, je peux continuer… Aujourd’hui, j’aimerais vous présenter le film qui est pour moi le plus beau, voluptueux, intéressant projet de cette nouvelle génération du cinéma indien : Devdas, de Sanjay Leela Bansali.

"PARO: Un premier amour est comme le poids des saisons, nul ne peut prétendre l'effacer."







Je n’ai pas envie de commencer mon propos en disant que j'aime ce film parce qu'il est original car non, il ne l’est pas en soi, c’est encore et toujours une histoire d’amour, comme 90% des films Bollywood. Cependant, j’aimerais préciser afin de prêcher pour ma paroisse, que ce n’est pas du tout un film niais, qui repose sur une histoire à dormir debout à la Marc Levy, et qui ne traite que de sentiments à l’eau de rose. Il s’agit plutôt d’un trio amoureux, autour duquel gravitent des réflexions sur le sentiment amoureux, l’amour divin, l’amour charnel, le mariage, la beauté. Ce trio amoureux tourne autour de Devdas, qui est le fils d’un riche propriétaire indien, c’est-à-dire d’une caste importante, possédant de nombreux patrimoines et titres. Devdas est amoureux depuis son enfance de sa petite voisine, Paro, dont la famille est de plus modeste condition. La mère de celle-ci fut en effet comédienne, profession qui en Inde, se rapproche de la prostitution.
Après avoir passé ses études et adolescence à Londres, Devdas, devenu un homme revient chez lui , en Inde, et réalise qu’il n’a jamais cessé d’aimer Paro. Au bord d'un ruisseau, au clair de lune, les deux amants se déclarent leur amour, à la manière de Rama et Sita, dans une légende du Maharabâta.
Bien que cet amour soit sublime, le père de Devdas ne cautionne pas du tout une telle union, du fait de la condition sociale de la jeune fille et décide de séparer les amants. Paro alors, va devoir épouser contre son gré un propriétaire plus âgé qu’elle, lequel refuse de la toucher en mémoire de sa défunte première épouse. Devdas quant à lui, fou de douleur, et rempli d'injustice fuit le domicile familial pour se rendre à Calcultta, ville de décadence, où il sombre dans l’alcoolisme, la dépression et la déchéance.
Devdas : Mon père m’a dit « quitte le village », on m’a dit de renoncer à Paro, Paro de renoncer à la boisson et voila que vous me dites de quitter cette maison, un jour on me dira « quitte ce monde ! »





C’est au cours de ses errances qu’il rencontre Chandramukhi, une danseuse et courtisane qui va tomber éperdument amoureuse de lui, et qui au contact de ce jeune homme plein de principes, va chercher à se purifier.
"CHANDRAMUKHI: On dit que chaque malheur est un présage de bonheur et que chaque perte annonce un futur gain. (...) En évoquant le regard vous avez ravis mon coeur je vous prenais pour une statue et je découvre que vous avez un coeur."



Ce qui m’a plu dans ce film surtout, m'a séduite, c’est la capacité du réalisateur à capter les lumières et les couleurs, et rendre la réalité aux frontières du surnaturel esthétique. Mélanges d'épices, miroirs, lune, soleil, maisons colorées, végétation abondante, costumes incroyables, tout semble avoir été choisi pour émerveiller le spectateur. Tout le film fleure le voyage, l’exotisme et le sublime. De plus, les musiques, chorégraphies, costumes, de types traditionnels, rajoutent une aura de féérie à la mode indienne, comme si c'était un éloge à l'art et aux coutumes de ce pays. Par contraste de ce contenant, le contenu quant à lui n’est pas du tout aussi beau, parfois frôle le glauque ou le morbide, et cet assemblage pour moi, vaut le détour car il rend le film singulier comparé aux autres productions.
De plus, même si le film se déroule dans les années 1950, on a la sensation que Sanjay Leela Bansali, pointe du doigt une Inde intemporelle, magistrale, déchirée entre modernité et traditions, religion et passions.

Mes deux passages musicaux préférés:










- Êtes-vous amoureuse de moi ?
- Vous pourriez tout aussi bien me demander si je respire.





usdina

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